Petite interwiew de Richard pour nous eclaircir sur sa défaite ...
RICHARD, s'agit-il d'une des pires expériences de votre carrière ?
R.G. : J'ai passé de meilleurs moments, je suis un peu sous le choc. Je ne me suis jamais senti aussi seul sur le court qu'aujourd'hui, c'était horrible. Ce sont des matches qui font mal. Il n'y en n'a pas beaucoup qui m'ont autant déçu que celui-là, c'était assez grotesque. Je n'ai pas réussi à me lâcher du tout.
Comment les choses se sont-elles enchaînées ?
R.G. : Je me suis liquéfié petit à petit. La perte du premier set m'a déstabilisé. Je peux gagner le premier, j'ai des balles de set, je fais de beaux coups. Après je me crispe comme c'est pas possible et lui joue bien. Je n'arrive plus à y aller, à donner le coup d'accélérateur pour continuer. J'étais complètement paniqué, je ne me voyais pas revenir.
Comment explication pouvez-vous donner ?
R.G. : J'ai voulu trop bien faire, la pression était un peu dure, je n'ai pas réussi à me relâcher. J'ai trop attendu de ce match et ça m'a tué. Je voulais faire plaisir à tout le monde et j'ai pris le mur.
N'y avait-il pas moyen de réagir ?
R.G. : Probablement. Mais il m'a posé des problèmes avec son jeu. Il prend la balle tôt, il tape fort. Quand je ne fais pas le premier set, je me dis que ça va être dur, qu'il va falloir faire trois sets de plus, et puis je suis parti dans la nullité la plus totale. Quand tu commences à perdre deux sets et que l'autre prend l'ascendant ce n'est pas facile.
La pression a-t-elle joué un grand rôle ?
R.G. : Je suis assez émotif. Il y a des joueurs qui sont des rocs. Je serai plus tranquille quand j'aurai gagné un gros tournoi.
Qu'allez-vous faire dans l'immédiat ?
R.G. : Je ne vais plus toucher la raquette pour le moment, plus rien. Je ne repasserai même plus ici, car il n'y a rien de pire que de revenir dans le tournoi quand on a perdu comme ça.
Question: eurosport.